mardi 16 décembre 2014

LES DUOS EN ARGENT DU GABON

OMAR BONGO ET SAMUEL DOSSOU - ALI BONGO ET MAIXENT ACCROMBESSI LES DUOS EN ARGENT

LES CHOSES DU PAYS ACTE 5: L'argent du Gabon a servi à tout sauf au financement du développement par la réduction de la pauvreté. Pour cela, il suffit de se pencher sur les indices de développement humain et ceux de la corruption.

Royaume de l'enrichissement illicite, le Gabon a été la pompe à fric de la vie politique Française. Aussi, dans cette usine à fric qu'est le Gabon l'accaparement des caisses de l'Etat s'est organisé en "couple". 
Sans faire une fixation sur un sentiment de xénophobie ou une indexation d'un groupe, d'une nationalité, toujours est-il que: le point commun entre Omar Bongo et Ali Bongo c'est l'utilisation de citoyens d'origines béninoises pour la gestion de " leur" argent.
Pourquoi toujours les Béninois? Hommes de confiance des Bongo, on finit par croire que les Béninois semblent être, pour eux, les meilleures gestionnaires de l'argent extirpé des caisses de l'État. Passons...

Omar Bongo a dirigé le Gabon pendant 42 ans, sur cette période on estime qu'il a eu entre ses mains près de 80 000 milliards de francs CFA ( le vrai CFA non dévalué). En outre, on estime aussi, pendant ses 42 ans que seul 15 années de budget ont été réellement dédiées au fonctionnement de l'État et que 27 ans de budget sont partis en fumée...

"Alors que le Gabon exporte à ce moment plus de 13 millions de tonnes de pétrole brut par an (population d'un million d'habitants) Joseph Hanlon, économiste britannique, spécialiste du développement, estime la dette publique contractée par Bongo, toujours au pouvoir, à 4 milliards de dollars. Le dictateur gabonais confondant le budget de l'État et revenus personnels, ce chiffre donne une idée de l'enrichissement colossal du clan Bongo après trente-neuf ans (on est pas encore à 42 ans durée du pouvoir dOmar Bongo, ni au rajout des 5 années d'Ali Bongo) de confiscation du pouvoir."

Le livre de Pierre Péan nous apprend d'ailleurs de façon sommaire ce que nous savons déjà, de son vivant Omar Bongo se vantait d'avoir dans sa poche toute la classe politique française. Il est bien connu "quBongo avait érigé la distribution d'enveloppes epapiekraft aux uns, de mallettes dbilletaux autres, esystème de gouvernement, aussi bieà l'intérieur (Gabon) qu'à l'extérieur de son pays. D'un té. il achetait la paix civile (Gabon), de l'autrela bienveillance et lprotection française".

Pour Omar Bongo, tout commence par les besoins de financement du système Foccart, financements de coups d'état, achats d'armes pour les rébellions, paiements des mercenaires et des agents de renseignement double... Ainsi "Après avoir financé le «système Foccar>l, Bongo s'est intéressé dprès à la campagne présidentielle Française de 1981." 
"De 2 millions  de francs français (près de 300 000€) en 1981, on est passė en 2007, à 10 millions € la contribution gabonaise pour le financement de la campagne présidentielle française."

Rien que sur les comptes Suisse d'Omar Bongo: les enquêteurs sur l'affaire Elf et les juges français ont reçu des banques Suisse, un historique de décaissement de près de 45 millions de francs suisse ( près de 180 millions d'€uros) de participations gabonaise au financement des activités politiques françaises.
Aussi, avec pareil montant en euro, je laisse à chacun le soin de faire la conversion en franc CFA.

Pierre Péan d'ajouter: "En dépit de l'absence de preuves qui permettraient de citeen clair les noms des bénéficiaires, il est assuré que le Gabon de Bongo a été, pendant des décenniesun des financiers lepluimportants, si ce n'est le plus important, de la vie politique françaiseet le fidèle pourvoyeur d'argent de poche de nombreuses élites françaises ..." 
Personne n'est oublié, même le front national de Le Pen "Robert Bourgi précisé que Le Pen avait touché environ 1 milliard de francs CFAsoienviron 1,5 million d'euros" en 2007.

Comble de l'ironie le 2 décembre 2007, le dernier livre de Pierre Péan (nouvelles affaires Africaines) nous apprend que:
 "le président Bongo (Omar), dans un discours devant tout le Gotha des tenants de son régime "accusa purement et simplement la classe dirigeante gabonaise d'avoir fait (( main basse » sur les fonds destinés au développement: (( Je sais que l'état de notre réseau routier, de nos infrastructures sanitaires escolaires, de nos moyens de transport publics, connu une grave dégradation »a-ti! reconnu sanafficher personnellement le moindre regret. « LÉtat est aujourd'hui affaibli par l'ethnisme, le clientélisme, l'affairisme, la corruptionune politisation outrancière, qui ongangrené lepouvoirs publics'" a-t-il encore estimé avant d'insister sur lfait que les (( détournements", la (( course à l'enrichissement illicite ))1'(( impunité ambiante )) dans la haute fonction publique."


"Tout cela a été autant de freins au développement d'un pays disposant de considérableressources en boiet en minerais. (ensuite) Il accusé la classe dirigeantedepuis le retour au multipartisme, en 1990de «consacrer beaucoup trop de temps à la politique [...] au détriment dl'action publique ,). "Le gouvernement ne saurait être un rassemblement de roitelets », a-t-il lancé en demandant à son Premier ministreJeaÉyéghé Ndong, de former« le moment venu », une nouvelle équipe « resserrée », plus intègre et plus efficace." 
(Et, suite,), « Je constatepour le regretter chaque jour, que nous n'avons pas toujours faice qu'il fallait pour préserver les nombreux acquis engrangés au fil des ans »), a poursuivi Bongo, déplorant « le coût de la vie et le chômage» élevés. « Il est grand temps que la classe dirigeante [...] cesse de ne s'investir que pour elle-même au détriment de l'action publique », a-t-il conclu.
Bien entendu chacun de se souvient de la fameuse phrase: " Dieu ne nous pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous en avons fait.."

Pour Pierre Péan, "Le diagnostic, justifié, est à l'évidence incompleil omet de critiquer le système Bongo luimême, dont lmoteur n'a jamais été la recherche du bien public, mais la corruptionLe « (Enrichissez-vous) du pseudo-Guizot africain n'a pas eu pour effet de créer une classe bourgeoise nationale productivemais d'instaurer une économie de rentiers. La captation forcenée des flux d'argent par le(( barons » entraîné, du haut jusqu'en bas de la hiérarchie sociale, un esprit de lucre. Bongo a oublié ddire que la classe dirigeante qu'il stigmatise essa propre créationet qu'au faîte de cette classe il y a lui-même, sa famille et ses proches."

Comme Omar Bongo avant lui, Ali Bongo a son "béninois", mais la comparaison s'arrête là. Samuel Dossou, le bénino-gabonais conseiller d'Omar Bongo était chargé de la gestion de l'argent "privé" de son patron: compte offshore, rétrocession des contrats pétroliers, vente de pétrole au "Black", acquittions immobilières, paiement en espèce des hommes politiques Français....et autres.
Samuel Dossou brillait dans l'ombre de son donneur d'ordre et des milliards passaient entre ses mains. Au passage, il tirait son épingle de la... Caisse. D'ailleurs, ce dernier coule une retraite paisible et... Doré.

Quant au benino-Gabonais d'Ali Bongo, le non-moins célèbre Maixent Accrombessi, plus visible, envahissant, projeté directeur de cabinet, il gère l'argent public. Exubérant à outrance, Maixent Accrombessi transforme une fonction qui nécessitait de la discrétion et l'effacement sous Omar Bongo en une fonction régalienne. Il est est partout, de l'administration aux services secrets; de la politique étrangère à la chambre de commerce de Libreville... 


Pierre Péan, nous précise l'origine des fonds de Omar Bongo: '"Omar Bongo a bénéficié de la rente pétrolière de son pays et des différentes commissions qu'il percevait du groupe Elf pour accroître sa fortune personnelle. Ainsi, il possédait en copropriété avec Elf et Denis Sassou-Nguesso la Banque française intercontinentale (FlBA), domiciliée à Libreville, qui recevait à l'époque toutes les commissions versées par la compagnie pétrolière pour l'obtention de contrats."
Samuel Dossou n'était jamais trop loin.. 

Quant à Ali Bongo, il arrive au pouvoir sans "grand argent", Pascaline gère tout le système financier de son défunt père. Le système des rétrocessions pétrolières et minières est hermétique et connaît "bien" ses ayants droits, aucune place à l'improvisation. Sans qu'on sache pourquoi, Pascaline ferme l'accès aux comptes de son défunt père à Ali Bongo. Mais pourquoi? L'héritage dit-on est conséquent pour ne pas dire colossale, chacun aurait pu y trouver son compte.

Ali Bongo fraîchement investi comme président est coincé, il ne sait comment faire pour s'enrichir et, s'attaquer de Front au système conçu par Omar Bongo est risqué et pourrait fragiliser le régime. Sa marge de manœuvre est réduite; Il prend son mal en patience et contrairement à son prédécesseur, et sous les conseils de Maixent Accrombessi, Ali Bongo prend la terrible décision de s'attaquer en direct au trésor public pour avoir de "l'oxygène"....  
La faute à Pascaline? A-t-elle eu des consignes secrets de son père pour ne pas avoir à partager "le trésor de Rackham des plateaux" (en empruntant une expression à la bande dessinée de Tintin "le trésor de Rackham le rouge") avec son frère?

Toujours est-il que Maixent Accrombessi prend les choses en main, il installe le fameux terminal de la trésorerie générale du Gabon dans son bureau...

La suite vous est contée dans: Les choses du pays acte 5 " Maixent Accrombessi le ciel comme limite". Voir le lien
http://guiloubitsutsugielessen.blogspot.fr/2014/12/maixent-accrombessi-le-ciel-comme-limite.html