mercredi 16 novembre 2016

PING Ã ÉTÉ ÉLU, ALI Ã GAGNÉ...

Ping a été élu et Ali a gagné.. L'opposition n'a aucun moyen de changer cet état de chose. Sinon elle l'aurait fait!!!

Le problème du Gabon n'est pas un problème que gère la passion ou la sublimation des egos. C'est le problème d'un pays avec ses 1 500 000 habitants.
La sagesse voudrait que toutes les échéances électorales soient à l'arrêt. Impossible d'organiser les législatives pour l'instant. Avec cette élection présidentielle, le Gabon ã raté une occasion inouïe à l'alternance et nous avons flirté avec un drame national. Continuez dans cette voie, nous entraînerait dans un désastre irrémédiable et tout le monde paierait le prix fort, même ceux qui pensent détenir le monopole de la force.

Le pouvoir l'à bien compris d'où l'appel au dialogue..

Ali ã gagné et malgré ses aises, il sort de cette élection affaiblit plus que jamais. Le réveil a été brutal!!
Pour lui, l'heure des concessions à sonnée.
Bien que les contours soient flous. La question du dialogue reste entière: Qu'est qu'on fait? Le pourrissement jusqu'au naufrage du Gabon? Allez dialoguer avec Ali?

Trois mois après les élections, comment remettre les choses dans l’ordre si les gens ne se parlent pas? #On va où..

Nous sommes dans une impasse et une impasse n'est jamais simple à résoudre. La politique du ventre de certains et du cœur pour les autres, alimente l'épais brouillard qui s'abat sur le Gabon. Arrêtons l'hypocrisie, les faux-fuyants!!
Il faut pousser la réflexion, dépassionner le débat, sortir des rangs pour répondre à ces questions.

L'opposition a ratée l'occasion de dire NON et si le NON existait, il aurait été de ne jamais faire de recours à la cour constitutionnelle...

La logique aurait voulu, que la démocratie bafouée par le processus électoral sous tutelle, soit une occasion forte pour l'opposition d'exiger la refonte des institutions.
Nous devons exiger d'Ali, la garantie que sa courte main tendue aille au-delà des intentions, au-delà des calculs politiciens. Que tous les problèmes de ce pays seront mis sur la table.. Sans ces préalables nous signerons la mort de la république.

Dans une partie d'échec le problème un moment est de savoir où se situe le rapport de force. Et, on se rend vite compte que la force n'est pas toujours là où on croit qu'elle est. Ce qui me permet de dire que le rapport de force est à l'avantage de l'opposition. La preuve? Pour ce dialogue, l'opposition est courtisée non seulement par le pouvoir mais aussi par la communauté internationale.

L'histoire ne nous a-t-elle pas apprise que c'est en demandant banalement la Réunion des États Généraux en 1789 que le roi de France enclenche la déferlante de la révolution: La prise de la Bastille; La fin de l'ancien régime; La chute de 1200 ans de royauté Française et, c'est cruel... à la mort du roi?
Le roi du haut de son trône le savait-il?

dimanche 23 octobre 2016

ALI BONGO UNE MAIN TENDUE TROP COURTE?

Ali Bongo, une main tendue trop courte?

Un dialogue sous forme de monologue

J'ai toujours pensé que les problèmes politiques finissaient par se régler assis sur une chaise. Mais comment s'asseoir autour d'une table avec des gens qui annihilent vos droits les plus élémentaires? Avec des gens qui donnent l'ordre de tirer à vue sur des populations désarmées?
En bon élève d'Ali Bongo, je n'ai pu m'empêcher ce petit rappel... Ainsi, face aux parlementaires réunis en congrès le 14 septembre 2012, Ali Bongo dira ceci: «Je ne dialoguerai pas avec des personnes qui ne respectent ni les institutions de leur propre pays, ni ceux qui les incarnent, encore moins les Lois de la République. »

Avec les résultats de la présidentielle d'août 2016, le régime au pouvoir a démontré une fois de trop qu’il ne comptait pas se soumettre au peuple gabonais, dans l'exercice de sa souveraineté.
Le peuple ne réclame pas "que" la victoire de Ping, le peuple réclame sa souveraineté, son droit à choisir ses dirigeants. Point barre!

Churchill aimait dire qu'il fallait choisir entre le déshonneur et la guerre. Les Gabonais ne choisiront pas le déshonneur pour la paix. Non! Nous nous aimons et nous aimons notre pays.
Non! Nous n'accepterons jamais la violence, l'humiliation et la marginalisation pour le dialogue.

La République en danger

Le dictateur, c'est cet un homme qui s'accroche à ses certitudes, isolé et perdu dans l'histoire en marche. Ainsi, toujours à l'aise dans la facilité (et sans se départir du Bongoïsme), Ali Bongo mise "toujours" sur la passivité, l'incrédulité et la cupidité de toute l'élite du pays, pour se maintenir au pouvoir. Et pourtant, il dira le 14/09/2012 « Nous devons apprendre à passer le témoin, à faire en sorte que d’autres talents émergent. »

Quand Ali Bongo est déclaré vainqueur de la présidentielle malgré le résultat des urnes, il a demandé de dialoguer avec qui? A-t-il besoin de dialoguer avec l'opposition pour refonder l'état ou modifier la constitution?
En 2012, il avait déjà la réponse: « (…) devons-nous organiser une Conférence Nationale dite souveraine, dont le but affirmé n’a d’autre objet que de perpétrer un véritable coup d’état constitutionnel, ouvrant ainsi la voie à la tenue de petits arrangements entre amis? » Ali bongo 14/09/2012.

L'instauration de l'état de droit plus que jamais est une nécessité impérieuse. Ali Bongo ignore-t-il les désirata de toute la classe politique en matière de bonne gouvernance et de crédibilité institutionnelle? Au point que cela fasse l'objet d'un énième dialogue politique dans ce pays?
Le 14/09/2012 il disait: «Nos compatriotes ne veulent plus de l’attentisme, des palabres politiciennes stériles, des grandes messes inutiles, bref tout ce qui a contribué à gangrener notre vie politique ces vingt dernières années. »

Ainsi, sans gilet de sauvetage, nous nageons dans la mangrove. Le Gabon d'Ali Bongo est plongé dans l'éternelle emprise du divertissement Pascalien...
Ali Bongo n'a pas besoin de dialogue, il n'a besoin de personne. Aujourd'hui, après un septennat calamiteux, nous avons la certitude qu'il n'a aucun projet, aucune vision pour le Gabon. Sa Seule motivation est le pouvoir, Il veut le pouvoir pour le pouvoir.

Sa main tendue est trop courte. En effet, elle porte en elle le défaut d'être une simple redistribution du fameux gâteau tant décrié. "Son dialogue national" inscrit sous l'angle de la politique politicienne, s'apparente plus à un baiser du diable. Dans le contexte actuel, y aller, c'est déclencher l'ultime processus qui mène à la mort de la République.



jeudi 31 mars 2016

Le Gabon a besoin d'hommes capables...

Ali Bongo flanqué de slogans imaginatifs et rêveurs, n'a pu impulser à ce régime les restructurations qui s'imposaient. Par absence de volonté politique, il n'a pu s'inscrire dans une logique de développement: Il n'aura atteint aucun des objectifs qu'il s'était assigné. Qui se souviendra de sa triptyque "paix-développement-partage"?
7 ans après, l'Émergence d'Ali Bongo aura été un concept de promesses abstraites, créant un espace infranchissable entre les attentes de tout un peuple et, la volonté réelle du pouvoir de les réaliser. Un égoïsme calculateur qui oscille, entre besoin de s'enrichir et volonté de domination.

Tout est allé très vite: rien pour le peuple, tout pour eux. Rien pour les autres, Tout pour Lui. 

L'Émergence aura symbolisé cette agitation dans "l’immédiateté "qui passe par des "immédiatetés" successives; des projets, des maquettes, du rêve, rien au final sinon un formidable Bluff...

Toujours à l'aise dans la facilité, Ali Bongo a misé sur la passivité, l'incrédulité et la cupidité de toute l'élite du pays. Ainsi, à force d’oublier l’essentiel par la diversion, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel, le "problème de fond", la "question vitale". Cette absence de vision de "l'Émergence", aura inspirée ã tous la nécessité de résister.
Aussi, des grandes crises suscitent de grands hommes, des hommes capables de porter la résistance. 
Le Gabon a besoin d'hommes capables... 

vendredi 25 mars 2016

Politique au Gabon: Ali Bongo sollicite Alassane Ouattara


Franceville, Gabon, 24 Mars.
Echec de la rencontre entre Ali Bongo et Alassane Ouattara : voici la teneur de l’entretien.

Ali Bongo : Lors de la visite de Guillaume Soro à Libreville, Interpol m’a demandé de l’arrêter. Je le lui ai signifié. C’est là où, il m’a dit que son arrestation était un coup monté par «TOI»( Alassane Ouattara.)

Alassane Ouattara : Ce sont des affabulations et des mensonges, son mandat d’arrêt a été émis par le Burkina Faso, pas par la Côte d’Ivoire, et encore moins par moi.

Ali Bongo : Ah ! Y a pas que ça qu’il m’a dit : il m’a dit plein de choses, ce qu’il préparait pour l’avenir et des choses pas bien à ton sujet…

Alassane Ouattara : Ah bon, il t’a parlé de moi ? Des mauvaises choses sur moi ? Qu’est ce qu’il prépare ? Dis moi tout, explique moi tout cela.

Ali Bongo : Revenons à ta visite. J’ai souhaité te voir afin que tu puisses intercéder pour moi auprès de Jean Ping et ABC(Alexandre Barro Chambrier). Ces deux là, j’en peux plus. Ils me font la vie dure. Et comme je sais que tu es très proche des deux, je compte sur toi pour mettre ces deux là en veilleuse.

Alassane Ouattara : J’ai eu des discussions déjà avec ABC et Jean Ping. Ils m’ont surpris par leur détermination et leur engagement politique contre toi.
Et sur ce sujet, essayer de les raisonner, c’est comme parler à des sourds... J’ai déjà fait, ce que j’ai pu afin d'aplanir les angles, et ce, sans même que tu me le demandes,. Mais c’est peine perdue.

Ali Bongo : Ah! je vois, je vois que tu ne peux et tu ne veux rien faire pour moi. Dans ce cas, ne comptes pas sur moi pour te dire ce que m’a dit Guillaume Soro, de ce qu’il prépare contre toi.
Avant qu’on s’énerve tous les deux, parlons d’autres choses : comment va ta femme ?

Alassane Ouattara : Elle va bien. Alors Sylvia ne t’a pas donné de nos nouvelles ? On s’est croisé à Londres dans les magasins.

( entretien fictif mais plausible )

vendredi 11 mars 2016

"Héritage et Modernité": une autre Opposition?


Face à toute l'opposition Gabonaise venue en soutien
Le groupe H&M ( Héritage et Modernité) à dit ceci:

1-) ils sont des PDGistes et ils le restent, par conséquent, ils créent un courant dissident dans leur parti (le PDG, parti au pouvoir depuis 48ans).
2-) Ils s'opposent à la politique que mène Ali Bongo
3-) ils présentent un candidat à la prochaine élection présidentielle.

Tout le monde veut la chute d'Ali, mais pas pour les mêmes raisons, encore moins pour la même ambition pour le Gabon. Mais bon! Tout le monde s'en fou, Ali doit tomber...
Aussi, sauf alliance, leur candidat Barro Chambrier devient de facto concurrent de tous les autres candidats déclarés ou potentiels.

Je ne vois rien là-dedans, dans la sortie de H&M, qui ressemble à l'union sacrée de tous les Gabonais??? Mais je vois une nouvelle force politique qui émerge, qui défendra ses intérêts et qui aspire au pouvoir. Bien sûr, sans faire abstraction de l'événement, de la bonne nouvelle: le PDG qui se fissure...

samedi 20 février 2016

IL N'AURA PAS D'ÉLECTIONS EN 2016, ALI BONGO N'EST PAS PRÊT.

IL N'AURA PAS D'ÉLECTIONS EN 2016, ALI BONGO N'EST PAS PRÊT
Par Guilou BITSUTSU-GIELESSEN

Déjà en 2012, j'avais attiré votre attention sur la non-organisation des élections présidentielles en 2016. Je persiste, il n'y aura pas d'élection présidentielle en 2016. ALI BONGO n'est pas candidat à cette élection. Il est plutôt candidat à l'élection présidentielle qu’il compte organiser  fin 2017 voire début 2018. Aussi, en plus des raisons que j'invoquais en 2012 (Can 2017, les socialistes au pouvoir...), il faut ajouter le contexte national qui est perdant pour Ali Bongo (acte de naissance, dynamique Ping, Front de l'opposition, fronde PDGiste..).

Gouverner c'est prévoir, la révision constitutionnelle adoptée le 28 décembre 2010 et taillée sur mesure devait anticiper des mesures exceptionnelles pour le maintien au pouvoir d'ALI BONGO.
Cette Constitution permet à l'exécutif de régner en maître absolu. L'article 4 offre notamment, la possibilité au Gouvernement de surseoir à la convocation du collège électoral en cas de force majeure dûment constatée par la Cour Constitutionnelle. Les dispositions de la Constitution, consacrent plus de droits au Président de la République, notamment en matière de Défense Nationale et dans les cas de troubles graves susceptibles de menacer l’Indépendance...
ALI BONGO tient dans une main le bâton et dans l'autre un dialogue inclusif qui, tout comme la Constitution, doit lui être taillé sur mesure.

UN DIALOGUE INCLUSIF AUX ENJEUX MULTIPLES
Pourquoi à 5 mois de la fin d'un mandat de 7 ans, ALI BONGO est disposé au dialogue?

ALI BONGO DÉROULE SON PLAN B
Pendant les 7 années de la présidence d'ALI BONGO, l'émergence aura été une jouissance.
Les échéances électorales à sa porte, ALI BONGO a besoin d'oxygéner la vie politique en essayant "de rassembler" autour de lui. La pièce maîtresse de ce scénario n'est rien d'autre que le dialogue inclusif initié par le CND (Conseil National de la Démocratie).
L'objectif est d'organiser toutes les conditions de la non tenue de l'élection présidentielle, en créant des cas de force majeure. Dans quel but? Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, ALI BONGO a besoin de temps.
Du temps pour désosser l'opposition dans un Gouvernement d'ouverture; 
Du temps pour vider de sa substance tous les soutiens de Ping; 
Du temps pour étouffer la polémique sur ses origines et ses vrais-faux actes de naissance; 
Du temps pour avoir la classe politique à l'usure, sachant que la majorité d'entre-eux émargent dans le 3ème âge; 
Du temps enfin, pour couper toutes les têtes qui dépassent au PDG (Parti au pouvoir...).

LA tournée de FAUSTIN BOUKOUBI, les sorties de HERVÉ OPIANGAH c'est du leurre. ALI BONGO n'a qu'une seule motivation : S'ETERNISER AU POUVOIR.
Et au cas où ce scénario ne marcherait pas, il utilisera la force pour se maintenir.

UNE ASSEMBLÉE CONSTITUANTE SOUS LE BOISSEAU
Le dialogue inclusif est une demande réitérée d'une frange de l'opposition conduite par Zacharie MYBOTO, DIVUNGUI avec le Front version KOMBILA.
Pour ces derniers, le dialogue inclusif doit remettre à plat le cadre institutionnel. Le point déterminant reste celui du cadrage institutionnel, administratif et opérationnel des futures élections au Gabon. L'objectif, c'est de donner Aux Gabonais en 56 ans d'indépendance, la possibilité de choisir librement leur Président.
Ce point des élections résolu, "les autres points", notamment la situation administrative d'ALI BONGO, deviendraient à la limite "secondaire". Mais..mais, le rapport de force l'exige, la situation administrative D'ALI BONGO ne peut passer à la trappe....
Le risque pour ALI BONGO est que la détermination de MYBOTO et DIVUNGUI, ne transforme ce dialogue inclusif en Conférence Nationale Souveraine voire en Constituante.
L'histoire est là pour nous instruire avec les Etats Généraux convoqués par Louis XVI qui, dans la salle du jeu de Paume se transformèrent en Assemblée Nationale Constituante.

Précaution prise, pour donner l'impression d'être au-dessus des partis, d'être absent des délibérations, ALI BONGO va utiliser des sous-traitants piochés parmi des hommes sûrs. LÉON NZOUBA, en est la parfaite illustration. Avec son visage qui fait pitié, il rassure, il donne l'impression d'être sincère...

QUI GAGNE PERD, et PING dans tout ça?
Ping n'est pas favorable au dialogue inclusif. Si ça ne tenait qu'à lui, la Présidentielle se tiendrait demain. Il se sent apte à battre ALI BONGO même avec l'encadrement du processus électoral par les partisans du pouvoir. Auréolé par sa désignation comme candidat du Front de l'Opposition, JEAN PING surfe sur un nuage. Le désir d'aller coûte que coûte aux élections l'éloigne un peu plus de la vigilance requise. Oui, il peut battre ALI BONGO, mais le chemin vers les élections est truffés d'embuscades. En plus de sa dynamique électoraliste, il doit installer un rapport de force sur le plan politique. Il faut empêcher ALI BONGO de bloquer la démocratie.
JEAN PING a la possibilité aujourd'hui, de peser lourdement sur le débat politique. Il doit pouvoir émettre des exigences, des désirata, qui s'imposent vis-à-vis de ce pouvoir.
Les enjeux sont énormes, il s'agit tout de même du Gabon...
Mal à lui, au cas où les choses ne se passeraient pas comme prévu.
Si le scénario décrit plus haut du dialogue inclusif se met en place, JEAN PING et toute son équipe et le Front de l'opposition version ANDZEMBE, en seront les grands perdants.
Que vont-ils faire? Saboter le dialogue inclusif, c'est sûr.
En ont-ils les moyens? Ce n’est pas si sûr.

UNE ÉQUATION À UNE INCONNUE
Que va être la réaction du peuple?
Au Gabon, toute la classe politique se tient par la barbichette. La majorité des Gabonais désavoue les politiques et ne se reconnait plus dans leurs leaders.
Vont-ils toujours se considérer comme des faire valoir?
L’affaire très médiatisée du refus de la nomination de MOUKAGNI IWANGOU au Gouvernement par l’intéressé sous la pression de l’opinion publique, démontre à suffisance que le peuple n'est plus un spectateur. 
Malgré les difficultés de survivre, les chômeurs (40% de la population active), ont pris conscience de leur poids démographique et de l’importance de leurs votes.
Les jeunes de moins de 25 ans constituent 60% de la population. La moitié d’entre eux est en âge de voter. Connectés aux réseaux sociaux et conscientisés par des échanges libres favorisés par la société civile, ils ne seront plus du "bétail électoral".
Ils suivent de près le film, ils savent que c'est leur avenir qui se joue.
Gare à l'homme politique qui ne tiendra pas compte de ce cocktail explosif.

LA NÉCESSITÉ D'ALTERNANCE
Malgré un pétrole qui caracolait à 120$/baril et des budgets annuels de l'État à 3000 milliards de francs Cfa, ALI BONGO a enfoncé le Gabon. En 6 ans, tous les agrégats d’appréciation des statistiques financiers du Gabon sont au rouge. Un endettement de  2250 milliards de francs Cfa, en 6 ans et qui n'est justifié par aucun investissement structurel.
Où est passé l’argent des Gabonais?

Le Gabon a besoin d’alternance, un point c’est tout.
Cet impératif de changement passe nécessairement par les efforts de tous. Par la conjugaison de tous ceux qui placent le Gabon au-dessus de leur MOI.

#DialogueInclusif, #Gouvernementd'Ouverture, #DébauchageDansl'Opposition, #ActedeNaissance, #SituationExplosive, #MborantsuoCasDeForceMajeur..

mardi 17 novembre 2015

La France dans le piège Syrien

Israël et les Etats-Unis main dans la main au Moyen-Orient.

Les Israéliens, dans le Sinaï ont besoin de Daesh (État Islamique) pour déstabiliser l'Égypte. En Syrie, pour les Israéliens, Daesh est utile. En effet, Daesh sert à combattre le Hezbollah et à tenir à carreau la Jordanie. Au nord de la Syrie en combattant les troupes Kurdes, Daesh se présente comme le bras armé de la Turquie.
Même le gouvernement Syrien utilise Daesh pour combattre ses opposants (l'armée Syrienne libre, le front Al-Nostra). Dans cette optique Daesh a encore de l'avenir devant lui.

Quant à la France, elle n'est plus qu'une puissance militaire "moyenne" dont les actions décisives sont en Afrique (Mali, Libye, Centrafrique), au Moyen-Orient la barre est haute.
Pour sortir de ce piège, la France dispose de deux options:
- s'allier à la Russie et fermer les yeux sur Bachar El Assad
- se retirer du Moyen-Orient la queue entre les jambes.

mardi 10 novembre 2015

Qui est DIVUNGUI, quel est son positionnement?

Pourquoi DIVUNGUI renvoie-t-il souvent à des interrogations? Mais qui est cet homme d'état, cultivé et mesuré à l'opposé de l'exubérance ou encore du vedettariat qui caractérise certains dans la sphère politique Gabonaise?
Depuis janvier 2015, que ce soit au sein des activités du "Front" ou par sa propre initiative, aucun mois ne s'écoule sans que DIVUNGUI n'aille à la rencontre des populations Gabonaise. L'intéressé justifie son intense activité politique, par le besoin des populations à être informé des activités du Front et, donné son positionnement sur les problèmes brûlants du pays. Pas très convaincant, par les temps qui courent: en effet, d'aucuns diront que DIVUNGUI se positionne dans l'échiquier politique à la vieille des présidentielles. Il s'en défend, il persiste: son activité est motivée par la situation politique du pays et le besoin de renouer avec son électorat, après une longue absence.
Leader politique, son apport en industrie dans les réunions au sein du front de l'opposition pour l'alternance est déterminant. Discret par stratégie, ses mots sont mesurés. Cela ne pas empêché, de se faire remarquer par Omar Bongo, qui en avait fait un collaborateur hors pair. Il fut pendant douze années consécutives le seul vice-président d'Omar Bongo.

Aussi, rien ne prédisposait cet ingénieur en électricité à épouser la politique, et ou à côtoyer le pouvoir au plus haut niveau. Diplômé de l'institut polytechnique de Grenoble, il est embauché à la SEEG en 1970 et en devient le directeur général en 1974.
De 1974 a 1990, en tant que directeur général de la SEEG, puis en tant que ministre des ressources hydrauliques, il est pendant 16 ans l'architecte de la fourniture d'eau et d'électricité au Gabon.

A cette époque, sous Omar Bongo, tout haut fonctionnaire devait être membre de facto du parti unique. Ainsi dès 1970, DIVUNGUI est membre du PDG parti au pouvoir depuis 1967.
Bon militant, il gravit les échelons, cette progression dans le parti va de paire avec ses nominations dans la haute administration.
En 1979 délégué ministériel et conseiller du président de la république, DIVUNGUI accède au Comité Central du PDG, l'élite militante du parti. Il y restera jusqu'en 1990 année de la conférence nationale et l'instauration du multipartisme.

Au sortir de la conférence nationale, il crée en 1993 l'ADERE (l'alliance démocratique et républicaine) dont il en sera le président de 2005 ã 2012.
Aux élections présidentielles de 1993, il est le candidat de l'ADERE. Il obtient moins de 3% des suffrages. Bon! Disons que les chiffres sous le parti unique sont sujet à caution.

En 1997, élu député-maire de la commune de Mouila, il est nommé vice-président de la république. Il sera reconduit à ce poste en 1999 et 2006, il sera maintenu pendant la période de transition suite au décès d'Omar Bongo en 2009.
Dans ce poste hautement symbolique mais riche en pouvoir, il acquière et mémorise tous les arcanes du pouvoir. D'homme politique il se mue en homme d'état.

Sa carrière politique prend un virage en 2009 au lendemain de la mort d'Omar Bongo.
Il reste perplexe dans un choix tranché entre la continuité et la fin du système Bongo. il finit par se décider, en s'engageant pour la rupture avec l’ordre ancien. Ainsi, à la surprise générale, DIVUNGUI n'apporta pas son soutien à Ali Bongo pour la présidentielle anticipée de 2009. Son choix finit par lui donner raison, très vite, "il ne se reconnaît pas dans la nouvelle direction du pays sous la houlette d'Ali bongo". Il prend ses distances avec la nouvelle direction du pays et se retire de la vie politique dans une retraite citoyenne. Il se consacre à la culture du riz.

Ce reclus dans la campagne, l'éloigne physiquement des intrigues politiques de la capitale. Mais telle une drogue, la politique est difficile à stopper. Ainsi, pendant 5 ans, il observe la gestion du pays par Ali bongo, pendant 5 ans il observe la dérive dictatorial du régime.
Citoyen du Gabon n'ayant aucun pays de rechange DIVUNGUI décide de sortir de sa réserve et prend ses responsabilités. En homme réfléchi, il a pris tout son temps pour se prononcer, et a choisi de rejoindre ses compatriotes. Il a fait sien," le combat des Gabonais et des Gabonaises qui aiment ce pays, et qui rêvent d’un Gabon démocratique qui se traduit par l’ordre dans la liberté, la responsabilité et la sécurité, le respect des droits de l'homme."

Il n'est pas question de rester indifférent à la descente aux enfers de tout un peuple. Et de l’avis de l’ancien vice-président de la République, depuis 5 ans, le Gabon tend à perdre en crédibilité au niveau international. Le pouvoir par des effets d'annonces sans lendemain ruine les attentes des populations, tout en niant leur droit légitime.
Un seul coupable est alors indiqué : Ali Bongo et sa politique d'émergence dont la particularité, dit-il, est de faire «des promesses sans lendemain, insidieusement assorties de dons rituels».

Le 06 décembre 2014 face au peuple, DIVUNGUI dans une déclaration sans complaisance sur la gouvernance d'Ali Bongo, se range du côté de l'opposition et adhère au Front de l'opposition pour l'alternance.

L’apport dans l'opposition et notamment au sein du "Front de l'opposition" d'une personnalité de l'envergure de DIVUNGUI, c'est du pain béni.

Dès son arrivée au Front : Son engagement politique le conduit à participer aux luttes sociales pour la revendication de droits sociaux et démocratiques."Je me battrai pour une véritable politique économique et sociale en rupture avec les logiques autoritaires".
"J’assume, la responsabilité de mon engagement pour l'établissement d'un État de droit au Gabon. Je me mets au service des hommes et des femmes qui aspirent à une véritable révolution démocratique et sociale, pour notre pays. Dans ce cadre, je continue aujourd’hui d’oeuvrer à la constitution d’une alternative politique unitaire et crédible qui doit nous emmener à une transformation de la société." Pour DIVUNGUI, le point de départ pour atteindre ces objectifs et, qui a toujours été soulevé de manière consensuelle au sein du "Front" de l'opposition, est celui du "cadrage institutionnel, administratif et opérationnel des futures élections au Gabon..."

A Port-Gentil le 7 novembre, au cours d'une causerie politique dont les propos sont repris par Gabonreview: DIVUNGUI marque le pas, il réitère ses exigences face au contexte politique actuel

Faisant le point sur l’État du pays, il a estimé que celui-ci traverse une crise multisectorielle sans précédent. Celle-ci se manifeste sur le plan politique par «l’exclusion qui affaiblit le lien de citoyenneté entre les citoyens d’un même pays». Situation qui, selon lui, substitue la discrimination, la solidarité clanique à l’unité nationale. Sur le plan institutionnel, cette crise est matérialisée par le maintien au pouvoir d’un président «sans papier» qui «s’est fait établir un faux acte de naissance et l’a utilisé pour l’élection présidentielle de 2009. Des actes punis par la loi et dont il doit répondre devant la justice». Ainsi, ce fait «unique au monde illustre la situation actuelle de notre pays de manière emblématique et même dramatique».

"Mon engagement politique est un engagement citoyen, je serai un point d’appui pour remettre l’Homme Gabonais au coeur de l’action politique, au cœur du développement."

Dans ses analyses, il n'évite aucun sujet: les affres de la crise se font également ressentir sur les plans économique, social et culturel, à en croire le président de l’Adere qui dénonce, pêle-mêle, la corruption, l’enrichissement illicite, le détournement des deniers de l’État. «Les caisses de l’État sont vides, a-t-il laissé entendre, les administrations ne fonctionnent presque plus, au profit des agences véritables officines pour la captation des richesses de notre pays». Les hôpitaux qui manquent de tout, l’éducation en panne, les problèmes de transport et de logements sont bien, à en croire DIVUNGUI, le signe que «le pays est dans le chaos». Situation dans laquelle se complait à le voir «la dictature rampante» incarnée par «un pouvoir qui cultive l’ignorance, la pauvreté et la peur pour mieux asservir le peuple».

Même s’il reconnaît qu’il est impossible d’avoir un système électoral parfait, le président de l’Adere exige cependant la mise en place des conditions de transparence avant toute élection. «Nous ne pouvons pas aller à l’élection avec un adversaire qui n’a pas de papier.
Nous demandons le retour à la constitution de 1991 avec une élection à deux tours et la limitation des  mandats.

Par ailleurs, il est impérieux que soient revues de fond en comble la composition de la CENAP et celle de la Cour constitutionnelle, a-t-il déclaré avant d’ajouter «Je n’accompagnerai personne aux élections dans les conditions actuelles parce que je sais que c’est peine perdue. Ce qui s’est passé  en 1993, en 1998 et en 2009 va se passer en 2016».

mercredi 26 août 2015

Qui va stopper la machine "JEAN PING NDONG 16"?



Les vraies choses commencent maintenant pour "Jean Ping NDONG 16"

Ping semble dicter à toute l'opposition son calendrier, il recentre le débat autour de l'élection présidentielle de 2016 et la à candidature unique de l'opposition. Par conséquent, dans une dynamique qui lui est propre et, avec une réelle volonté politique, Ping applique son agenda.. 
Exit, la feuille de route et l'agenda du Front (l'instauration du dialogue inclusif, la situation administrative d'Ali Bongo, l'assainissement du cadre administratif des élections)? 
Ping dans sa fulgurante ascension est-il en contradiction avec l'agenda du Front? 
Tout ceci le mettrait-il en porte-à-faux avec les autres leaders de l'opposition? 
Le manque de réaction, l'immobilisme des potentiels adversaires à la candidature unique donne lieu à toutes ces interrogations.

Toujours est-il: Après avoir siphonné des vice-présidents de l'Union Nationale et des cadres éminents de ce parti; Après s'être assuré que plus de 60% des membres du Front lui sont acquis; Après avoir séduit la diaspora et autres encenseurs du net; Après une tournée au succès total dans le nord. 
Ping annonce à Oyem, officiellement être candidat à la candidature unique de l'opposition. Simple formalité?? 
Le rapport de force s'installe, qui dans l'opposition va s'opposer, qui va stopper la machine "JEAN PING NDONG 16"?


mardi 18 août 2015

17 AOÛT 2015 DÉFAITE DE LA POLITIQUE

Discours à la nation du 17 août 2015 

Défaite de la langue, défaite de la pensée, défaite de l'homme

Dans son adresse aux vœux l'an 2015, Ali Bongo marquait l'année sur le sceau de la vérité et des faits. Dans son discours à la nation du 17 août 2015, nous sommes loin de cette exigence. Pour tous ceux qui en doutaient encore, Ali Bongo a montré au peuple gabonais qu’il n’est pas et ne sera  jamais l’homme de l'émergence. Sa prise d’otage de tout un pays et la longueur de son septennat ne font qu'aggraver une situation déjà grave. 

A un an de la fin de son mandat, Ali Bongo renonce à ses responsabilités, à ses promesses, à son programme pour s'abandonner à une parodie médiocre de la fonction de chef d'Etat.
Le vide terrifiant de sa parole et de sa pensée politique laisse penser qu'Ali bongo a perdu la conscience de ce qu'il dit, de ce qu'il veut et de ce qu'il est. Il s'installe ainsi, loin des critères qui font d'un homme, un homme d'Etat. 

C'est bien connu au GABON pour exister il faut avoir de l'argent, Ali Bongo existe par l'illusion et les croyances passées qui font que Bongo rythme avec argent. Personne ne semble prend au sérieux, le fait qu'en Six ans Ali Bongo a tout cramé dans des luxueuses bamboulas. On attendait 5000 logements par an, il nous offre deux hôtels à Paris immatriculés dans le registre des biens mal acquis. 

Nous nageons dans l'échec ambulant dans la défaite de l'homme. On aurait pu en rire si les enjeux de ce désastre n'étaient pas en relation avec des vies de nombreuses populations Gabonaises.