mardi 25 septembre 2012

Appel à la Conscience Nationale



Appel à la Conscience Nationale
Dr Guilou Bitsutsu-Gielessen, Secrétaire Exécutif de l’URDP, membre de la CPPA.

Comme tout le monde, j'ai lu le discours prononcé par le Président à l'Assemblée Générale de l’ONU hier.
J'ai pu constater que sa vision de la Démocratie et de l'Etat de Droit était au standard des grandes démocraties, et j'ai même pu voir qu'il parlait d’un autre pays mais du Gabon.
Le Président persiste et signe dans sa posture de nier la réalité. Cette réalité qui fait de lui l'acteur majeur du manque de Démocratie et de Libertés fondamentales au Gabon.
Comme dit un adage de chez nous : "Le bossus ne voit jamais sa bosse".
Jusqu'à quand Ali Bongo va-t-il persister dans son refus, dans sa négation, dans son hypocrisie, dans son indifférence malsaine?
Ali Bongo confond les partis politiques de l'Opposition avec le Peuple Gabonais, au risque de diluer les revendications légitimes du Peuple Gabonais Souverain, à la simple image piteuse qu'il se fait de son Opposition politique.
Dans cette démarche, Ali Bongo est aidé par une Opposition « façon façon » qui ne prend pas la mesure de la dérive dans laquelle le Gabon se dirige.
L'Union des Forces de Changement (UFC) née de façon prématurée à Mouila dans l'euphorie générale a fini par être une fausse couche.
Mes Chers Compatriotes, que chacun prenne ses responsabilités. Au même titre que vous souhaitez que les masques tombent chez les acteurs politiques, il est nécessaire que les masques tombent chez chacun d’entre nous.
Le manque de cohésion et d'unité de l'Opposition Gabonaise est à mettre au chapitre du complot du Pouvoir contre le Peuple Gabonais qui agite la fibre tribaliste comme un chiffon rouge.
Certains partis de l'Opposition ne veulent pas de l'Union de l'Opposition car ils estiment que l'Union Nationale (UN) est un Parti Fang et ils ne veulent pas des Fangs. Cette sanction est infligée à l’UN malgré la présence dans les rangs de ce parti de John Nambo, Flavienne Adiahenot, Jean pierre Rougou, Badenga Lendoye, Zacharie Myboto qui ne sont pas Fangs, et le Téké Michel Ongoundou Loundah….
C’est une entrave, voire un crime contre le peuple Gabonais tout entier dans son désir légitime d’alternance et de changement politique. Les Gabonais veulent simplement  avoir LE DROIT DE VIVRE DIGNEMENT CHEZ EUX, sur leurs Terres. Quoi de plus légitime ?
Ce rejet et cette discrimination envers une frange très importante de notre population aura pour finalité le maintien de Ali Bongo au Pouvoir pour 20 ans.
Je me répète, n'ayons pas peur des mots, s'il y en a qui estiment qu'ils ne peuvent pas vivre avec les autres, qu'ils le disent. La séparation est une option.
Nous, innocents et victimes de cette conjuration politique dont l'objectif est le maintien de ce pouvoir dictatorial, nous disons NON.
La pression doit être forte à tous les niveaux et généralisée. Aujourd'hui, plus que jamais, il faut dépasser le cadre de la demande de Conférence Nationale Souveraine, et adhérer ensemble à l'idée salvatrice et libératrice du départ d'Ali Bongo Ondimba du Pouvoir, pour le bien du Peuple Gabonais.

Dr Guilou Bitsutsu-Gielessen, Secrétaire Exécutif de l’URDP, membre de la CPPA.
Blog personnel : http://guiloubitsutsugielessen.blogspot.fr/