mercredi 5 septembre 2012

Ali Bongo Ondimba, Le Président des Etrangers et des Riches



Ali Bongo Ondimba, Le Président des Etrangers et des Riches
Guilou Bitsutsu-Gielessen

Le 18 août 2012
Ali Bongo Ondimba, Le Président des Etrangers et des Riches
J’estime que le nationalisme est une idéologie dont il faut s’imprégner quand il s’agit du Gabon. L'Etat n'est pas là pour sponsoriser certains fonctionnaires en statut A1 qui ont des salaires énormes (FC compris), sont corrompus, payent très peu d'impôts et roulent en voitures de service. Ces agents de la fonction publique et des finances exécutent moyennant une « petite » commission des décisions criminelles. Ils valident des dépenses sur le budget d’investissement de l’Etat, au bénéfice des entreprises qui appartiennent au clan Bongo par le biais de la compagnie financière du Komo (BGFI, Sogafric, CKDO, SNBG, Entraco, Socoba, Petro Gabon, Finatra, Toyota…tout le pays). En effet, le système de détournements de fonds et de corruption est très bien huilé, ne laisse aucune place à l’improvisation. Les administrateurs de crédits, les directeurs généraux du budget, du contrôle financier, les trésoriers payeurs généraux, les ministres…ET dans ce casino bien rempli, de nouveaux acteurs ont fait leur apparition ; ce sont les agences rattachées à la présidence. Ils coordonnent tous leurs efforts, dans une tontine mafieuse et criminelle pour vider à guichet fermé les caisses de l’Etat. Tout ce gros magot va dans la poche du clan Bongo. Nous sommes dans les hautes sphères du crime organisé. Ce qui nous fait dire que les biens mal acquis commencent d’abord au Gabon avant de s’exporter vers l’Europe. Est-il normal dans un pays riche que nos filles et sœurs se prostituent pour aider la famille parce que les parents sont mal rémunérés ou au chômage? Et pendant ce temps, une caste détourne et se partage les fonds communs de tout un pays. Ali Bongo est l’acteur majeur de ces inégalités mais également toute cette « nomenklatura » d’étrangers et autres ayants droits du système qui sont là depuis Omar et par filiation se reproduisent à tous les niveaux de père en fils, en frères, cousins, et neveux. Les richesses du Gabon doivent être équitablement redistribuées car c'est la pauvreté qui engendre la perte des valeurs. Aujourd’hui, Ali Bongo est le chef d’orchestre de cette mafia au pouvoir qui écume nos finances depuis 44 ans, qui ruine notre pays et entretient la pauvreté des masses. Rien n’échappe à cette pieuvre mafieuse, est-il normal qu’un Président de la République puisse être PCA d’une Agence publique simplement parce que cette dernière gère un flux énorme d’argent public? Mes chers compatriotes, au moment où l’Union Nationale et ses partisans affrontent à mains nues l’armée, peut-on défendre un tel régime?
Dr Guilou Steeve Bitsutsu-Gielessen Secrétaire Exécutif de l’Union Républicaine pour la Démocratie et le Progrès