samedi 5 avril 2014

Sud Soudan: Doit-on envisager une partition du pays?

Après la partition du Soudan, doit-on envisager une partition du Sud-Soudan?

Tout d'abord le sud-Soudan est né de la séparation de la Région autonome du Soudan du Sud et de la République du Soudan en 2011. Cette indépendance voulue par les Ėtats-Unis est l'issue d'un long conflit 1983-2005) qui opposa le pouvoir Arabophone et musulman du Nord aux population animistes du Sud conduite par John Garang. Après un référendum (98% en faveur de la sécession), Khartoum se résout à se défaire de sa province. Le nouveau pays est immédiatement reconnu par la plupart des gouvernements occidentaux, Etats-Unis en tête.
Tout se passait tant bien que mal jusqu'à la mi-décembre 2013. Dès lors, le Soudan du Sud est le théâtre d'un conflit qui a fait des milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés. Un cessez-le-feu laborieusement signé fin janvier n'a pas été respecté.
Le conflit à l'origine est une lutte entre deux hommes: le président Salva Kiir (de l’ethnie Dinka 35,8 % de la population John Garang était Dinka) accuse son ancien vice-président, Riek Machar (de l’ethnie Nuer, 15,6% de la population) d’avoir tenté de l’évincer par un coup d’Etat. Faux, répond ce dernier. Certaines indiscrétions parle d'un "Deal" qui n'a pas été respecté entre les deux hommes forts du pays : Kiir avait promis de lâcher le pouvoir après son mandat et ses conseillers l’en ont dissuadé alors que Machar attendait son heure.
Dès lors, l’armée se déchire entre loyalistes et groupes rebelles. Ils s’affrontent tout d’abord dans la capitale, Juba. Puis le conflit s’étend au reste du pays.

Dans ce conflit, le facteur pétrolier n'est pas en reste: En devenant indépendant, le Soudan du Sud a récupéré les trois-quarts des réserves pétrolière du Soudan pré-partition, mais Khartoum continue d'en tirer d'importantes ressources, grâce aux redevances de passage de ce brut dans ses oléoducs, sans lesquels il ne peut être exporté. Les combats font rage pour le contrôle des régions pétrolières. Le conflit est d'ailleurs exacerbé par le pétrole et en même temps la production sud-soudanaise de brut - quasi-unique source de revenus du pays - a baissé de 29% depuis le début du conflit. Les risques d'interruption totale de la production sud-soudanaise, inquiète le Soudan.

Si les combats sont partis d'un lutte de pouvoir au sein du régime sud-soudanais ils ont aussi ravivé de vieilles alliances et tensions régionales. Au coeur des préoccupations: le rôle de l'Ouganda, qui a envoyé des troupes combattre aux côtés de l'armée sud-soudanaise dès le début de la crise, et la résurgence de mouvements armés actifs durant la guerre civile soudanaise.
Mais aussi et surtout l'animosité réciproque que se vouent le président ougandais Yoweri Museveni et son homologue soudanais Omar el-Béchir. Elle remonte aux années de guerre civile soudanaise, le premier soutenant alors la rébellion sudiste et le second étant accusé d'armer la sinistre Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Avec la présence de troupes ougandaises en territoire sud-soudanais, notamment dans des zones pétrolifères proches de la frontière soudanaise, les analystes craignent que Khartoum passe à l'offensive, en réarmant - comme il l'a fait durant la guerre civile - des mouvements supplétifs au Soudan du Sud. D'autant que le camp Machar affirme qu'outre l'armée ougandaise, des rebelles soudanais affrontent Khartoum au Darfour depuis 2003 et combattent également aux côtés des forces pro-gouvernementales sud-soudanaises.

Avec une population de 10,8 Millions d'habitants près de 40% des Sud-Soudanais, sont menacés par "la pire famine que l'Afrique ait jamais connue depuis des décennies", a averti jeudi 3 Avril l'ONU. L'ONU demande une augmentation de l'aide et un cessez-le-feu. Après une série de menaces, les États-Unis haussent le ton et passent à l'action. Barack Obama signe le 3 mars, un décret autorisant les administrations américaines à prévoir des sanctions contre toute personne au Soudan du Sud qui menacerait les efforts de paix, ou encore commettrait des violations de droits de l'homme.
La guerre continue, les Nuer et les Dinka s'entretuent toujours...
Quelles sont les scénarios possibles de sortie de crise?



vendredi 4 avril 2014

Discours Ali Bongo Sommet Afrique-UE 2-3 Avril 2014

Un Boeing 777, des frais hôteliers, des frais de mission, une délégation de près de 30 personnes... Pour finir le discours de Mr Ali Bongo.



La Centrafrique se meurt...

La Centrafrique se meurt...
Le Tchad quitte la Centrafrique par la petite porte dans la foulée d'un rapport de l'ONU qui accuse l'armée Tchadienne de massacres délibérés de civils Centrafricains. La France perd au passage un allié de taille dans la sous-région.
Aussi, ce départ pose des interrogations sur la sécurité de la ville de Bangui. Quel pays va compenser en terme d'apport de troupes, le retrait des 1000 soldats Tchadiens?
Le pays navigue entre: Faillite de l'État (Dos Santos d'Angola fait un don de 10 Millions de $ pour payer les salaires des fonctionnaires); Guerre civile(Chrétiens/Musulmans); Sécession des régions (Nord/Est face Sud/Ouest); Sans perdre de vue que le pays enclavé est au centre d'une poudrière (Sud-Soudan; RDC, Tchad). Quel avenir pour la Centrafrique? 


http://www.liberation.fr/monde/2014/04/04/centrafrique-la-rue-soulagee-du-depart-des-soldats-tchadiens_993148

mercredi 2 avril 2014

Qui peut libérer le Gabon? Ping, AMO, Adiahenot...


Qui peut libérer le Gabon?
Nous assistons ces derniers temps à des défections au PDG, Ping et Adiahenot, après les défections de 2009 qui ont vu l'arrivé dans l'opposition de Mba Aubame, Eyeguet, Missambo, Oyé Mba... Et avant, celle de Myboto. Tous les Gabonais épris du changement, rêve de voir le PDG s'écrouler de ses dissensions mais surtout de ses défections. Il ne se passe pas un jour, sans qu'on nous annonce de potentielles nouvelles défections. Comme si, l'horizon actuel de l'opposition se résumait à l'attente des "Moïse"...
Bien que ces arrivées de qualité, soient un bon signe des temps et une reconnaissance de notre opposition et du travail que nous abattons depuis longtemps... Ces arrivées ne doivent pas nous affranchir de la vigilance, du discernement voir de l'interrogation.
La stratégie aurait voulu que ces hiérarques du PDG restent au PDG afin de le fissurer, de l'éclater de l'intérieur. Une citadelle comme ce régime au pouvoir depuis 46 ans doit être prise par stratégie, par ruse, surtout par ceux qui l'ont hissé à ce niveau. Pourquoi Ping, AMO, Myboto et autres, ont épousé la stratégie de s'opposer à la dérive de leurs ancien Parti, en l'affrontant de Face, alors qu'ils avaient la possibilité de le faire, de l'intérieur?
Pourquoi cette fuite en avant? Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre armes et bagages et avec une facilité déconcertante, les rangs d'une opposition fragile et instable?
Tous les anciens barons du PDG qui ont quitté le bateau vont-ils nous libérer?
AMO a raté, Ping peut?
Je m'interroge et en même temps je me conforte à l'idée que la solution est entre les mains du peuple, "VOUS". Sans vous, que peuvent AMO ou Ping?

samedi 29 mars 2014

Faustin Boukoubi chronique d'une chute annoncée

Faustin Boukoubi Chronique d'une chute annoncée
Sitôt le 46 ème anniversaire du parti célébré, Faustin Boukoubi adresse une lettre "d'éclaircissements" aux camarades et autres ressortissants de la Lombo-bouenguidi. Ces derniers par leurs sollicitations et autres demandes d'aides, l'agacent.... Il annonce à tous, "qu'au sein du parti, il ne gère plus rien....", "...qu'au plan politique il n'a plus rien à gagner, plus d'ambition..." (Voir photo).

Chronique d'une chute annoncée...
Boukoubi au sein du PDG, c'est l'image du Bongoïsme. Face aux Émergents il affiche fièrement son passé Bongoïste. Il se vante à tout va, d'être du cercle restreint des héritiers.
A lui tout seul, il est une grille de lecture de cette classe politique qui gouverne le pays depuis 46 ans. Adepte du Tribalisme, Il aime le pouvoir, l'argent, les honneurs et l'immobilisme.
A vouloir être toujours au soleil on s'aveugle... Comme beaucoup, il n'a pas compris qu'il n'était qu'un instrument d'accession au pouvoir pour Ali Bongo.
Au 10 ème congrès du PDG du 5/04/13, Ali Bongo juge que la mission de Boukoubi au sein du parti est fini. En bon seigneur, Ali Bongo lui tend la perche pour une sortie honorable par la grande porte. C'est sans compter avec un Boukoubi désespéré, qui s'accroche, qui rassemble ses partisans, et, obtient une reculade du distingué camarade président. Au final il sauve sa tête et est maintenu. A lui tout seul, il fait de ce congrès un échec: par son refus de quitter ses fonctions, il orchestre la cacophonie entre les recommandations du président et les décisions du parti.

Les Émergents ne le lui pardonneront "jamais.."

Lâché par le président, ignoré et humilié par les proches du chef de l'État, la suite pour lui va être un enfer. Les émergents "vont lui faire ça dur....'"
A ne pas vouloir quitter les choses avant qu'elles ne vous quittent! Boukoubi, dans sa dérive, va enfoncer le PDG.
Personnage central d'un PDG affaibli par l'usure du pouvoir, les insoumissions, les indisciplines,les défections, les trahisons. Faustin Boukoubi, ne parvient à insuffler à ce parti une dynamique, ni à redresser la barre: Il enfonce même le clou. Aux locales de novembre 2013, il ne parvient pas à conclure un accord avec la majorité républicaine pour l'émergence. Au 46ème anniversaire du parti face aux rénovateurs émergents il n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été: le dernier secrétaire du parti sous Omar Bongo.






http://guiloubitsutsugielessen.blogspot.com/








jeudi 27 mars 2014

Ali bongo rencontre le PDG de SHELL

Ali Bongo rencontre le PDG de SHELL à la Haye le 26 mars 2014, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire. Rien n'a filtré de cette rencontre qui d'ailleurs, n'est pas passée inaperçue dans un contexte de divergences entre l’administration fiscale gabonaise et les sociétés pétrolières. On a l'esprit surtout le redressement fiscal d'un montant de 400 Milliards de francs CFA infligé par l'État Gabonais au groupe TOTAL, premier opérateur dans l'industrie pétrolière du pays. Ce bras de fer entre TOTAL et l'État Gabonais n'a toujours pas trouvé d'issue. L' État Gabonais en s'attaquant de front aux sociétés pétrolières et minières de pays par le biais de redressements fiscaux donne l'impression d'être à la recherche d'un Cash flow. Pour ne rien arranger, s'ajoutent les rumeurs incessantes qui alimentent la place de Libreville sur les caisses de l'État qui seraient vides. Malgré de nombreux démentis du ministre de l'économie, une psychose sur les risques de cessation de paiement de l'État fait son chemin.
Comment est-on arrivé là?

On recense les hommes on ne fait pas de bilan

L'État Gabonais sous la direction de son guide, investit dans le recensement de tout ce qui bouge sans jamais faire de le bilan de cinq années d'Émergence... Le dernier recensement en date est celui des agents municipaux. Tout comme le nouveau maire de Libreville, chaque fois que quelqu'un arrive dans une "position" son travail c'est de recenser, de recenser quoi, qui?,?,
On recense les fonctionnaires, on refait les listes électorales, on recense les stagiaires; on recense la main d'œuvre non permanente. Nous n'avons toujours pas le résultat du recensement manuel de la population de 2013. On recense les agents municipaux, on recense les bénéficiaires de la PIFE, de la PIRE, des fonds communs.'.''' Mais on ne recense jamais les étrangers; on ne recense jamais les projets non réalisés; on recense jamais l'évolution de la dette depuis 2009; on ne recense pas les dépenses publiques depuis 2009; on ne recense pas les voyages présidentielles; on ne recense pas les sorties d'argent du pays...
On met dans la tête des Gabonais un nuage de fumée pour faire oublier que les uns s'enrichissent les autres n'ont pas d'issues. Tout est fait pour nous distraire, nous éloigner de la vérité vraie: l'échec de l'émergence.

jeudi 20 mars 2014

Limogeage du TPG

Conseil des ministres du 20 mars 2014
Le limogeage de Mme Yolande OKOULATSONGO (trésorier payeur général de l'État) membre du pré-carré du directeur de cabinet du président.
Met au grand jour et semble confirmer les problèmes qui existent dans la gestion des caisses de l'État.



Émergence Sénégal 2035 Gabon 2025

Macky Sall ambitionne de faire du Sénégal un pays émergent â l'horizon 2035. Pour mener à bien ce vaste chantier, Il table sur un budget 10 000 Milliards de francs CFA. En février dernier, Il a obtenu 3 800 Milliards des bailleurs de fonds.
En quatre ans, le pouvoir Gabonais a géré (budget +prêt) 17 500 Milliards de francs CFA. Sur le front social; aucune école, aucun logement n'est sorti de terre...
Selon la commission nationale de lutte contre l'enrichissement illicite (CNLCEI), 500 Milliards de francs CFA sortent chaque année illégalement du Gabon.

mercredi 19 mars 2014

La crise à l'UOB

Nous ne pouvons rester indifférent face à la déferlante de la violence de ces derniers jours. La crise à l'UOB ne laisse personne indifférent. L'opposition doit soutenir les étudiants dans leurs revendications légitimes de meilleures conditions d'études et de vie. L'ex-Union Nationale, les partis politiques membres de l'UFA doivent ensemble interpeller l'exécutif...