mardi 4 juin 2013

Quand l'Unesco perd de la vitesse: Fossoyeur de la démocratie Gabonaise à la tribune


Quand l'Unesco perd de la vitesse. Fossoyeur de la démocratie Gabonaise à la tribune

Dans aucun autre pays, la famille présidentielle n'est à ce point présente dans tous les arcanes du pouvoir. En quarante deux ans de présidence sans partage, Bongo a partout placé fils, filles, neveux, maîtresses. L'une de ses célèbres maîtresses: La présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, Marie Madeleine Mborantsuo, animera à Paris mercredi 5 juin 2013, au siège de l’UNESCO une conférence sur le thème « Quelles conditions pour réussir une transition ». Présidente de la Cour constitutionnelle depuis 1991 en violation flagrante de la constitution notamment l'article 89 qui limite les mandats des présidents de cette institution à deux mandats de 7 ans. Aussi, en violation de son statut de présidente de la cour judiciaire la plus importante du pays, elle exerce aussi en qualité de propriétaire et gérante d'entreprises commerciales à rendements financiers significatifs. Enfin, en violation de son droit de réserve, elle est un membre du clan au pouvoir; madame Mborantsuo est belle-mère et mère de deux demi-frères du dictateur Ali Bongo. Juge et partie, elle se  déplace pour participer à des meetings politiques du parti au pouvoir. Nous l’observons encore aujourd’hui se faisant le porte voix de la propagande d’Ali Bongo. La présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, Marie Madeleine Mborantsuo a eu a gérer 4 élections présidentielles et une transition. Malgré les nombreux recours, litiges, demandes d'annulations de scrutins, les décisions de sa "cour" ont données invariablement les Bongo vainqueur.
elle aura beaucoup à dire devant les conférenciers de l'Unesco sur "les succès d'une transition politique".