mercredi 5 juin 2013

Les Gabonais ont-ils la peur au ventre?


Les Gabonais ont-ils la peur au ventre?

La déferlante criminelle  n'en finit pas d'alimenter le quotidien. Des corps en putréfaction par ici, des restes de chairs humaines par là, des enfants ligotés derrière les malles de voitures..
Qu'on se le dise, qu'on le dise haut et fort: Au  Gabon on tue, on assassine, on découpe les êtres humains. Les crimes rituels sont un fléau entretenu par les tenants du pouvoir.  Il est de notoriété publique que ces crimes, notamment les parties découpés sur les victimes que sont: les morceaux de langues, des sexes entiers (hommes, femmes), les yeux et les cœurs, servent à des pratiques de sorcellerie et de Maggie. Le but recherché est la puissance sur les adversaires, l'ascension sociale, la richesse, le maintient au pouvoir.

 Ces crimes et pratiques d'un autre âge ont émergés et proliféré depuis l'annonce de la politique d'émergence d'Ali Bongo. Bien entendu, ils existaient avant mais pas avec une telle ampleur et un tel sentiment d'impunité. 

Les Gabonais ne savent plus à quel saint se vouer. Sommes-nous en guerre?
Le silence des Gabonais, de la classe politique, des leaders de l'opposition, est-il une caution à la violation des libertés? L'absence de soutien des populations à la marche souveraine de la société civile contre les crimes rituels est-elle une caution aux crimes? Les Gabonais sont-ils devenus impuissants, vaincus par la force des choses, ou par ce régime chaotique? 

Devons nous prendre en main notre sécurité, notre auto-défense? 

Mais que faire quand les mots ne suffisent plus?
Lorsque tous les recours sont épuisés, que toutes les autres voies de négociation mènent à l’impasse? Lorsque que toutes les communications verbales et écrites sont inopérantes?

Qui est responsable de ce chaos? Les pouvoirs publics, le premier ministre, le président de la république? Doit-on exiger une démission collective pour mise en danger de la vie d'autrui et banditisme d'État? 
Devons -nous être tous sacrifiés, servir d'holocauste à un clan d'assoiffé de pouvoir et de sang? 
Pour nos droits, pour notre sécurité, devons nous faire comme ces élèves recalés à l'examen du bac, une grève de la faim généralisée? Peuple souverain dites moi que devons-nous faire?

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