jeudi 8 janvier 2015

Une leçon d'humanité, un peu d'humanité..


Quand je vois le peuple Français manifester spontanément chaque fois que sa liberté est menacée. Quand je vois le front uni d'un peuple face au lâche assasinat des journalistes de "Charlie Hebdo". Les français nous montrent que la liberté à un prix, mais surtout il faut la défendre, la préservée. Comme un seul homme ils se sont levés pour dire haut fort: non à la violence; non aux terrorismes; oui à la liberté; oui la liberté de la presse. Nombreux d'entre-eux n'ont jamais eu à lire l'Hebdomadaire Charlie hebdo, ni de connaître les victimes de cet attentat. 

Cette leçon d'humanité que nous voyons en direct à la télé m'oblige à revenir sur terre, notre terre du GABON et je me pose des questions, aussi, tout d'un coup mes pensées vont à Mboulou Beka.  Mboulou Beka, cet étudiant tué par balle lors la manifestation pacifique le 20 décembre 2014 à Libreville.

Peut-être se trouvait-il dans cette rue par hasard? Nous ne le saurons jamais.

Toujours est-il, Il n'a pas eu droit à une marche silencieuse, à une marche blanche, ni à une demande de comptes des Gabonais au pouvoir en place. Le tord de Mboulou Beka? Être au mauvais endroit au mauvais moment. Pour mieux tuer son chien on l'accuse de rage: Pour certain c'était "un casseur", pour d'autres "un opposant" seule réalité: aucune compassion du peuple Gabonais: "il n'avait qu'à ne pas y être": "tant pis pour lui"...

Je me demande au GABON si on ne se situe pas entre fatalité et lâcheté? 

Même face à la violence, à la dictature, aux crimes rituels, aux assassinats des citoyens par les forces de l'ordre, les Gabonais prêchent dans l'indifférence. Mais oú va ce pays?

Le GABON est-il un pays fracturé, divisé, avec un peuple qui manque de maturité à s'affirmer? Jusqu'à quand le "on va encore faire comment" va dominer la prise de décisions?
Notre devoir est de mettre fin au slogan que certains affectionnent: "mourir cadeau".
Tant que les responsables de cet assasinat ne seront pas désignés et punis, tous les Gabonais auront dans leurs mains le sang de Mboulou Beka.