mardi 16 juillet 2013

Gabon 75% d'échecs au Bac: Tous responsables

Gabon 75% d'échecs au Bac 2013: Tous responsables!

Un pays qui sacrifie sa jeunesse hypothèque son avenir. La famille est la base de l'éducation des enfants, tout commence à la maison. Si les parents démissionnent de façon collective, les pouvoirs publics ne peuvent à eux seuls prendre la relève. Le couple État/famille où le couple système éducatif/ éducation familiale doivent fonctionner de pair, aucun des deux ne doit se reposer sur le travail de l'autre. On constate que les parents ont démissionné dans l'éducation de leurs enfants, ils pensent à tort qu'il suffit qu'un enfant ait une place à l'école et le reste se fait tout seul. Ils ne portent aucune attention aux devoirs scolaires de leurs enfants, ne regardent jamais l'emploi du temps. Ils attendent la moyenne du trimestre sans regarder les notes et le travail au quotidien.
Submergés par le poids des charges, luttant contre la pauvreté, les parents impuissants, indifférents, laissent les enfants livrés à eux même. Peut-on devenir un pays émergent avec une jeunesse qui manque d'éducation de base et dont l'horizon est le sexe, l'alcool, le téléphone portable et les jeux vidéos?

Peut-on attirer des investisseurs dans notre pays avec une population qui manque de formation, de qualification?
L’Etat consacre peu de moyens en investissements et équipements pour l’éducation. Bien que le budget alloué au système éducatif national a été multiplié par cinq : 14 milliards de francs CFA en 2010 ; 27 milliards de francs CFA en 2011 ; 57 milliards de francs CFA en 2012 et 71 milliards de francs CFA en 2013; Ce budget est nettement insuffisant si l'on le compare au budget de l'État 3 141,2 milliards de francs CFA en 2013 ou au 1200 milliards alloués à l'investissement. Le budget d'investissement dans l'éducation ne représente que 6% du budget d'investissement total. Aussi, les 0-25 ans forment 60% de la population soit 980 000 élèves et étudiants (Population: 1 640 286 estimation juillet 2013). Les pouvoirs publics prennent un risque énorme en négligeant leur prise en charge.

Au 75% qui ont ratés le bac cette année vont s'ajouter les 100% d'effectifs qui arrivent l'année prochaine. Où va t-on mettre tous ces élèves? Peut-être au stade d'Agondjé? Les risques d'explosion sociale sont réelles.

La réorganisation de l'épreuve du Baccalauréat passe par des épreuves anticipées en première afin de permettre à chaque candidat d'évaluer son niveau avant l'examen final. Aussi, cela permettrait d'oxygéner, d'étaler les épreuves sur deux ans. Quant à la refonte du système éducatif Gabonais, il ne doit plus se résumer en concile et autres États généraux mais passe par un bon coup de pied dans la fourmilière. Des têtes doivent tomber, des responsabilités attribuées, des insuffisances liquidées. Une nouvelle politique de l'éducation doit voir le jour...